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Le stress fait-il grossir?

Dans Blog

Le stress est une réponse normale de l'organisme qui permet de faire face à une situation dangereuse ou problématique, que le danger soit réel, virtuel ou symbolique. Le côté droit du cerveau s'active et provoque une cascade de réactions nerveuses et hormonales mobilisant et concentrant l'énergie au niveau des systèmes de survie dans le but de pouvoir soit fuir, soit attaquer. Là où le stress devient problématique, c'est lorsqu'il devient chronique, lorsque "l'agresseur" ne peut être ni attaqué ni fui et que la tension perdure.

Mécanismes du stress

Mettez-vous en situation: vous êtes sur le point de passer un entretien d'embauche, dans la salle d'attente, et là la porte s'ouvre. Vous êtes en sueur, les mains moites, le coeur qui bat la chamade, vos pupilles se dilatent et tout votre corps se prépare à l'action.

Ca, c'est l'adrénaline. L'hormone du "fight or flight", dont les effets sont instantanés. Mais elle n'est pas la seule à agir en cas de stress. Quelques minutes après son déclenchement, une autre hormone vient compléter son action: le cortisol. Ce dernier provoque une transformation du gras en sucre afin de faire monter la glycémie, car en cas de fuite comme d'attaque, les muscles auront besoin d'énergie.

Le problème est que, lors d'un entretien d'embauche, vous n'allez ni fuir ni attaquer. Il en va de même lorsque votre collègue vous mène la vie dure, que vous êtes coincé(e) dans les bouchons ou que l’agresseur est un virus invisible et dangereux qui terrorise la planète depuis des semaines.

Du coup, tout ce sucre reste dans le sang et provoque une montée de l'insuline, qui est la reine du stockage.

Par exemple, après votre entretien, l'état d'alerte est terminé. Vous respirez mieux, votre coeur bat à nouveau à son rythme normal. L'adrénaline s'efface. Le cortisol, lui, est toujours là et envoie un message de faim au cerveau, histoire de compenser les pertes subies. Les grignotages et fringales après une journée éprouvantes sont donc un phénomène physiologique normal.

Le stress chronique

Certaines personnes vivent des tensions quotidiennement, surtout pour le moment, et du coup leur cortisol et adrénaline sont tout le temps élevés. Leur rythme cardiaque, tension artérielle et glycémie sont constamment plus hauts.

Quand le corps doit produire de l'adrénaline et du cortisol chaque jour, l'organisme doit renouveler non-stop ses réserves d'énergie. Les processus de stockage se mettent en place et la personne stocke du gras, généralement autour de la taille et du ventre. Pourquoi là? Car c'est à cet endroit que puisent le plus facilement les surrénales (qui produisent l'adrénaline) lorsqu'elles ont besoin d'énergie.

Stress et sérotonine

Outre ses effets sur la glycémie, le stress a tendance à engendrer des besoins de compensation. Si vous avez régulièrement des fringales et envies de sucré dans l’après-midi ou la soirée, vous êtes probablement en manque de sérotonine, ce neurotransmetteur qui freine les compulsions alimentaires et met de bonne humeur. Les envies de salé sont quant à elles plutôt liées au cortisol.

Quelles sont les solutions? Pour fabriquer un maximum de sérotonine il faut deux choses:

  1. Sa matière première : un acide aminé appelé tryptophane, qu’on trouve principalement dans les sources de protéines, de préférence consommées le matin et à midi pour avoir fait le plein avant l’heure H. Vous trouverez des idées de petits déjeuners ici.
  2. Son ticket d’entrée dans le cerveau : un gouter sucré. En effet, sans avoir de sucre dans le sang l’après-midi (qui est en général le moment où les envies de grignoter arrivent), la sérotonine ne passera pas la barrière hémato-encéphalique (« la porte d’entrée du cerveau ») et n’aura donc aucun effet. Vous trouverez des idées de goûters ici.

Il faudra en outre vous assurer que cette sérotonine puisse être captée par les récepteurs de vos cellules, qui malheureusement ne fonctionnent pas à l’eau, mais bien à la vitamine D, magnésium, B12, oméga 3, ... et qui sont souvent mis en panne par les poisons que sécrète une mauvaise flore intestinale. Nous en reparlerons bientôt dans un nouvel article.

Stress et perte de poids

Au vu de toutes ces informations, il est aisé de comprendre comment le stress chronique bloque une perte de poids. Il ne se passe pas une consultation sans que je sois en face d'une personne souffrant d'une façon ou d'une autre du stress. Afin de pouvoir débloquer la situation, un régime ne sert à rien, et est même dans 99,99% des cas contre-productif. Et ça, beaucoup d'entre-vous l'avez déjà compris. La gestion du stress est la première chose à mettre en place. Yoga, méditation, relaxation, respiration complète et consciente, activité physique légère sont autant d'armes à utiliser un maximum. Optimiser sa production de sérotonine, et le passage de celle-ci au coeur des cellules est plus que nécessaire. Du côté des compléments alimentaires, le réflexe magnésium reste un must (en choisissant bien son sel de magnésium), et d'autres plantes comme la mélisse, la valériane, la passiflore, la rhodiola, ... sont une aide précieuse pour aider à passer le cap d'une vie plus sereine. La vitamine D est incontournable, chez tout le monde en Belgique.

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